La Legal Tech américaine passe un accord avec un éditeur français


Fusil, Frederique
 

ROCKET LAWYER, NOUVEAU GEANT DE LA LEGAL TECH, DEBARQUE EN FRANCE – LES ECHOS 08.09.2016

 

La start-up californienne a créé un joint-venture avec ELS (Dalloz), éditeur depuis plus de 170 ans.
Un nouvel acteur dans un environnement foisonnant en France.

Le bouillonnement de la legal tech en France ne se dément pas. Alors que de nombreuses start-up se sont lancées ces derniers mois pour tenter d' automatiser et de faciliter les démarches juridiques des entreprises ou des particuliers, l'un des pionniers de ce mouvement arrive dans l'Hexagone. Rocket Lawyer a créé un joint-venture avec les Editions Lefebvre Sarrut (ELS), premier éditeur juridique et fiscal en France et quatrième au monde, et qui détient notamment Dalloz ou les Editions Législatives.

Rocket Lawyer a été créé en 2008 à San Francisco par Charley Moore, un avocat qui a travaillé pour de nombreuses start-up, dont Yahoo!, quand ce dernier n'employait que cinq personnes. « Le système est bien fait pour les très grandes entreprises, qui ont les moyens de se défendre, et les entreprises en difficulté, qui bénéficient de soutiens, explique Charley Moore. Nous nous adressons à la très large majorité de sociétés qui sont au milieu. Avec une triple promesse : la simplicité, la qualité et des prix raisonnables. » Aux Etats-Unis, Rocket Lawyer s'est imposé comme l'un des deux géants du marché, avec LegalZoom. La société compte plus de 14 millions de clients et a déjà généré 39 millions de documents. Plusieurs milliers d'avocats travaillent déjà sur la plate-forme, répondant aux questions des utilisateurs et complétant le travail des algorithmes, ainsi que 110 au Royaume-Uni, où Rocket Lawyer s'est implanté il y a quatre ans.

La France est donc le premier marché non anglophone de la société, qui va se lancer également en Espagne et aux Pays-Bas. Rocket Lawyer France, détenu à parts égales par la maison mère américaine et par les éditions Lefebvre Sarrut, comptera une dizaine de personnes, installées dans les locaux du Cargo, l'incubateur du nord-est de Paris. « Nous nous sommes mis en mode start-up, ajoute Christophe Chevalley, qui dirige Rocket Lawyer Europe après avoir été directeur marketing de Dalloz et des Editions Législatives. Il nous faut retrouver un public qui passe de plus en plus par Internet pour trouver des informations juridiques. Il faut leur fournir des informations fiables. »

Le Top 3 comme objectif

« Nous n'aurions pas pu nous lancer sans un partenaire de cette envergure, assure Charley Moore. En outre, je connais le dynamisme de la French Tech, en particulier dans ce domaine. Mais le marché est tellement gigantesque qu'il peut supporter sans problème la présence de plusieurs acteurs. » Plusieurs pure players , comme Legalstart (qui a dépassé les 100.000 clients), Captain Contrat (plus de 10.000 prestations d'avocats) ou Legalife, occupent le terrain depuis déjà quelques années et ont construit leur réseau de juristes. « Notre atout, c'est notre technologie, et tout le contenu fourni par ELS. Partout où nous nous sommes lancés, nous nous sommes imposés parmi le Top 3 au bout d'un an », ajoute Charley Moore, qui n'exclut pas des acquisitions pour croître plus vite. « Nous avons déjà participé à des mouvements de consolidation. » Il en a les moyens : Rocket Lawyer a déjà levé près de 50 millions de dollars et compte à son capital Google Ventures ou encore Morgan Stanley. Sans oublier ELS, l'éditeur ayant profité du partenariat pour investir dans la société américaine. Nicolas Rauline

 

 

 




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